@Dukeart en te lisant ainsi qu'en lisant le post sur Octodon de Matiu_Bidul j'ai réalisé que ce que tu entendais par "dialogue avec l'extrême droite" et ce que Matiu_Bidul entendait par "dialogue avec l'extrême droite" n'étaient pas du tout les mêmes choses.
Je m'explique, Ron Stallworth est un policier noir américain tellement incroyable que le film BlacKkKlansman a été réalisé sur sa vie.
Mais qu'a-t-il fait de si extraordinaire ?
C'était simplement un policier noir, dans les USA des années 70-80 qui a infiltré le Klu Klux Klan et qui a accompli le tour de force de convaincre des membres du KKK de leur erreur et de les en faire sortir.
Mais comment ?
En dialoguant avec eux... Mais qu'appelle-t-on dialogue ici puisque selon ton interlocuteur ça n'est pas possible et ça ne sert à rien ? Raisonnement que cet exemple contredit et donc invalide.
Quand Matiu_Bidul parle de dialogue, il fait référence à une idée tout à fait saugrenue à ses yeux : celle d'avoir des discussions politiques tous les jours et ainsi négocier avec l'extrême droite. De surcroît, il me donne l'impression de penser qu'il n'existe pas de gradation à l'extrême droite, typiquement soutenir le FN et soutenir le parti Nazi semble deux choses identiques à ses yeux.
@Dukeart, tu as beau penser qu'il y a une marge entre vouloir l’éradication d'un peuple et vouloir le contrôle total de son immigration, vraisemblablement pas lui, mais ça n'est pas important pour mon propos.
Ce qui est important, et si je t'ai bien compris, c'est que pour toi, "dialoguer avec l'extrême droite", ce n'est pas négocier sur le devant de la scène politique, c'est au contraire demander à l'autre ce qu'il pense et point par point identifier avec lui les défaillances dans ses propos (ou en tout cas les éléments irrationnels). Le but n'est pas de négocier mais de le faire sortir, dit autrement : le désextrémiser.
Un même mot, deux sens différents.
Au regard de cette nouvelle définition et au regard de ce qui a été accompli par Ron Stallworth, ceux qui pensent qu'on ne peut dialoguer avec l'extrême droite le pensent-ils toujours ?
Je préfère le rappeler mais les extrémistes ont été des enfants comme vous et moi durant un temps, ce qu'ils pensent aujourd'hui n'est pas un inné mais un acquis, chose qui peut donc se déconstruire... Seulement si on le souhaite... Après oui, une guerre civile ouverte et leur mise à mort systématique est bien plus rapide, mais est-ce mieux ? Je ne pense pas.
@Dukeart permets-moi de te recommander d'écouter cette vidéo d'AnalGénocide où justement le vidéaste explique en quoi :
[...] les gens qui ne lisent pas, les gens qui ne pensent pas, les gens qui ne réfléchissent pas, les gens qui ne savent rien et qui pensent tout connaître [...]
n'ont absolument jamais lu Karl Popper et citent à tort et à travers le paradoxe de l'intolérance de manière complètement fausse.
Dans son livre Société ouverte et ses ennemis, Karl Popper écrit en parlant des intolérants/fascistes/racistes/etc (source) :
Tant qu’il est possible de les contrer par des arguments logiques et de les contenir avec l’aide de l’opinion publique, on aurait tort de les interdire. Mais il faut toujours revendiquer le droit de le faire, même par la force si cela devient nécessaire, car il se peut fort bien que les tenants de ces théories se refusent à toute discussion logique et ne répondent aux arguments que par la violence. Il faudrait alors considérer que, ce faisant, ils se placent hors la loi et que l’incitation à l’intolérance est criminelle au même titre que l’incitation au meurtre, par exemple.
Bref, c'est exactement ce que nous expliquons tous les deux depuis quelques temps : employons toujours le dialogue et tant que "ceux d'en face" ne deviennent pas violents, alors continuons sans relâche ce dialogue jusqu'à l'aboutissement d'un consensus, par contre aussitôt qu'ils frappent alors rendons les coups au centuple s'il le faut afin de matérialiser la limite à ne pas franchir.
L'un des pires de la bien-pensance est ces gens auto-proclamés "de gauche" qui n'arrivent pas à faire la différence entre ne plus se revendiquer de gauche (parce les valeurs fondamentales de celle-ci sont bafouées) et être forcément d'extrême droite. Comme si ne pas soutenir un mouvement c'était forcément soutenir son contraire, comme si le monde n'était que manichéisme total, comme s'il y avait un bien et un mal absolus et non une multitude d'avis, répartis sur une quasi infinité d'axes orthogonaux à l'axe "gauche-droite" qui est le seul qu'ils connaissent.
Parce que ces personnes, certaines d'être drapées de la plus pure des morales, polarisent le monde à l'excès et le conduiront à sa perte, sous les regards amusés des milliardaires qui, une coupe de champagne à la main, profiteront des bienfaits de leurs piscines chauffées à ciel ouvert, les nuits de neige légère tombant sur leurs beaux manoirs...
Je me pose la question, étant donné que les "auto-proclamés de gauche" refusent catégoriquement le dialogue avec ceux qui ne partagent 100% de leurs avis, et qu'ils sont d'une intense violence : agressions par les antifas, cancel-culture, etc ; ne serait-ce pas contre-eux qu'ils faudrait prendre les armes en se justifiant au moyen du paradoxe de l'intolérance de Karl Popper ? Honnêtement, comment faire société avec ceux qui embrassent de telles démarches ? Et ceux-là souhaitent-ils vraiment faire société avec les autres ?
Merci à je ne sais plus qui pour le lien.
Le problème que j'ai avec l'application, c'est qu'elle associe un périphérique qui se perd, qui se casse et surtout qui se fait voler (coucou le métro parisien) à votre compte.
L'autre problème est que ces applications ne sont disponibles que sur les stores Google et Apple, or comment faire lorsque l'on utilise n'y l'un ni l'autre ?
Enfin, ces applications ne sont en général pas open-source, donc aucun moyen d'être certain qu'elles n'aspirent pas toutes les données persos...
Bref, les niveaux 3/2/1 sont au même degré de sécurité pour moi, seulement si l'on prend l'aspect global de la chose, c'est-à-dire vol du device + vol des données personnelles bien-sûr.
Je cite :
Si l'orthographe française est compliquée, c'est historiquement volontaire. En 1694, dans les cahiers préparatoires du tout premier dictionnaire de l’Académie française, il était écrit : « L’orthographe servira à distinguer les gens de lettres des ignorants et des simples femmes ».
L’orthographe a longtemps été décidée par et pour les lettrés, qui connaissaient le latin et souvent le grec. Ses conventions complexes ont rarement été simplifiées, et le français écrit, avec ses lettres et marqueurs muets, demeure une langue difficile à s’approprier.
Au regard de ce qui est écrit, la remarque de @Sebsauvage me semble hors sujet :
Leçon: Le langage est un outils de domination.
Alors du coup non, je ne pense pas qu'on puisse dire que le langage soit "un outil de domination". Mon point est de dire que le langage est un marqueur socio-culturel et que les populations s'identifiant à l'aide de ces marqueurs s'incluent ou se rejettent.
Qui a envie d'être assimilé à une population qu'il réprouve ? (genre ultra-catho/grenouille de bénitier pour @Sebsauvage)
Je reformule, @Sebsauvage, tu es (en tout cas de mon point de vue) quelqu'un de très éduqué, d'intelligent et de logique. Quels sont tes codes vestimentaires ? Le jeans/polo ? Le Jogging/basket ? Le jean/chemise ? Le costard ?
J'ai le sentiment, en te lisant, que le combo jogging/basket/pantalon retroussé/chaussette au-dessus du pantalon/chaîne en or n'est pas vraiment ton style, me trompé-je ? Aller un petit exemple pour voir si tu te retrouves dans ce style :

Et si non pourquoi ne t'habillerais-tu pas ainsi dans ta vie de tous les jours ? J'ai une petite idée, parce qu'il s'agit d'un marque socio-culturel fort traduisant de manière implicite ton style de vie et surtout ton rapport à la société.
Un langage châtié ou un langage de "d'jeunes" a le même effet qu'une paire de baskets, il en dit long sur vous et votre rapport à la société et donc vous permet d'identifier les personnes qui risquent de vous apporter bon nombre de problèmes rien qu'en les côtoyant.
Mais après, certains préfèrent tout voir au travers du prisme oppresseurs/oppressés alors que je fais partie de ceux qui perçoivent nos rapports comme des bonus/malus au-dessus desquels s'ajoutent des divergences et parfois des convergences d'intérêts (qui peuvent compenser ces bonus-malus d'ailleurs).
My two cents <= Tiens un autre marqueur social lié au langage : l'anglais Signe du bourgeois informaticien éduqué, on en parle de celui-là qui nous touche quasi tous sur les rivers ?
Le CSA, le premier organe de censure détenu par l'Etat et grâce aux associations "familiales" (désolée mais j'ai une famille et ces associations ne nous représentent pas du tout), se pose la question de censurer une partie d'internet : ici les sites pornos.
C'est merveilleux car cette démarche est toujours la même : péter la liberté d'expression pour "protéger les enfants" contre les vilains <insérez ce que vous voulez entre pédophiles, nazi, porno, communistes, la haine, etc>.
Bref, nouvelle pierre à l'édifice de la Chinoitisation de notre régime et avec un dirigeant comme Emmanuel Macron qui a littéralement ouvert le feu sur sa population civile pendant les Gilets Jaunes, qui utilise les fonds publics pour faire sa promotion de campagne avec Mc Fly & Carlito, dont le gouvernement ment ouvertement depuis 3 ans... Comment vous dire... Je regrette de ne pas déjà vivre en Suisse.
@Dukert c'est la raison pour laquelle je ne me revendique plus de gauche, car il y a une haine des gens de droite qui est profondément anti-humaniste et cela va à l'encontre de mes valeurs.
Le racisme est une maladie, l’extrémisme aussi, il ne s'agit pas d'un camp à annihiler mais de personnes à secourir... Mais bon, lorsqu'on se pense investie de la vérité-vraie-véritable ou de la bonne cause (ah encore cette morale) alors il n'est plus possible de voir en ses opposants que des monstres à ignorer au mieux, ou à exterminer au pire.
Bref, pour reprendre l'argument qui ciblait Charlotte d'Ornellas je me suis demandée si la journaliste de VA était aussi stupide, aussi peu méthodique et aussi peu rigoureuse que ce que l'article d'origine voulait bien prétendre en la jugeant sur un exemple.
La dame étant flaggée d'extrême droite par les gens qui s'apparentent au camp du progressisme, je vous recommande cette vidéo courte pour que vous décidiez vous-même si la personne "ne sait pas utiliser d'études", "ne sait pas employer la méthode scientifique" ou encore "ne s'appuie sur aucun fait".
Comme c'était la première fois que je me rendais sur la chaîneYoutube de VA, j'ai regardé aussi leur dernière vidéo afin de me faire une idée de la qualité de ces dernières.
Bilan ? Sources toutes disponibles et publiées en description, arguments clairs et apparence d'honnêteté intellectuelle dans la démarche (j'ai bien dit apparence, n'étant pas experte de la question je ne prétends pas détenir la vérité).
Bref, je ne sais pas pourquoi des personnes relaient l'article de medium, peut-être un biais de confirmation ? Ou encore le besoin de s'indigner dans un monde qui nous échappe ? (Il paraît que l'indignation est le sentiment le plus fédérateur) Sinon une envie de se rassembler derrière un appel à l'émotion ?
Je ne sais pas mais cet article contient beaucoup trop d'avis personnel pour être considéré comme une référence argumentative, mais ça aussi c'est un avis personnel... :)
Je reprends la phrase de Claude Allègre :
Est une science tout domaine qui se démontre par l'expérience.
En ce sens les Mathématiques ne se démontrant pas par expérience mais par raisonnement elles ne font pas partie des sciences.
Mais qu'en est-il des "sciences sociales" ?
Depuis quelques temps je m'interroge sur le fait que le domaine appelé "sciences sociales" ne soit pas une science tout comme le domaine des "sciences économiques" qui n'en sont pas une non plus.
Pourquoi ?
Car une expérience c'est le fait de pouvoir reproduire un phénomène à petite échelle, dans un espace maîtrisé, en faisant varier un seul paramètre à la fois pour en observer les effets. Or comment reproduire les effets à petite échelle de la macro-économie ? Comment reproduire à petite échelle les comportements sociaux d'un peuple ? Comment ne faire varier qu'un seul paramètre à la fois ? Et comment en mesurer les effets et s'assurer qu'ils soient bien dus à ce changement seul et non à autre chose ?
Bref, l'article l'explique assez bien :
Les constructions des sciences de l’homme se rapportent à des situations individuelles ; elles sont empathiques car celui qui connaît s’identifie à ce qu’il connaît. Ces sciences produisent des connaissances authentiques, mais pas des connaissances vraies puisque leurs démonstrations ne possèdent pas les propriétés des énoncés scientifiques.
En conséquence, mieux vaut ne pas ériger les énoncés des "sciences sociales" comme des vérités mais comme ce qu'elles sont : des théories servant de prisme à l'interprétation du monde.
Pensez-y la prochaine fois que quelqu'un évoquera devant vous la sociologie comme preuve et surtout comme une science.
Une IA est par définition conservatrice. Et cet exemple est ... triste.
Très bien dit ! Une IA n'est ni raciste, ni sexiste elle ne fait que reproduire les millions de constats qu'elle a précédemment fait. Ici elle s'appuie visiblement sur de la statistique pour donner la traduction la plus probable.
Par contre cet exemple n'est ni "triste" ni "heureux" (ça c'est de la morale), c'est juste un témoin qui synthétise les données utilisées pour enrichir l'IA.
Les faits, les faits, les faits. Le journal/blog les-crises.fr est toujours aussi pertinent.
Repost suite au crash OVH (merci à @ecirtam pour le backup, des bibis t'es toppissime je n'ai eu qu'à recopier qu'un seul post. Notre backup étant passé juste avant mon dernier post)
J'ai trouvé le message intéressant sur le GFoC (Great Firewall of China) :

P.S : si je ne post plus pendant plusieurs mois, ce sera à cause de ce post à mon avis... @Animal surveille mes arrières :D.
@Riduidel : la réponse à ta question est dans ce post (un peu long à lire désolée).
Un objet Iterable implique que l'on traite les données à partir d'un paradigme de programmation procédurale et impératif, c'est-à-dire ni objet, ni fonctionnel. Or les Optionals sont justement des éléments prévus spécialement pour penser et coder dans un style fonctionnel parmi les plus purs.
Vouloir que la classe Optional implémente Itérable, c'est un marqueur fort permettant d'identifier qu'une personne n'a pas encore appris et compris le paradigme fonctionnel où :
- Les instructions if/else/switch ont été remplacés par du pattern-matching.
- Les boucles for/while/do-while ont été remplacées par des appels récursifs.
- Les références ont été remplacées par des lambdas.
Enfin, le fait que Scala ait implémenté Iterable dans les Optionals est justement ce qui fait de Scala un mauvais langage fonctionnel à mon avis, car si c'est génial d'être multi-paradigme, c'est par contre très mal de mélanger les paradigmes dans les éléments constituants l'API du langage car cela créé un code extrêmement incohérent où il devient difficile de savoir comment s'exprimer ; mais c'est mon côté software craftswomanship qui parle #JavaDuchesses
De mon côté Kotlin est constaté dans deux banques et un géant de l'énergie (secteur Parisien) et nous sommes en train de le pousser comme langage par défaut sur le développements d'API qui doivent être utilisées sur des infrastructures ultra legacy (Weblogic + Java 7 #Pleure)) pour les remplacer, car Kotlin permet justement de coder avec les features de 2021 et de transcompiler le bytecode vers de vielles JVM 6/7/8.
Rappelons que Java a mis 10 ans pour devenir Java et que quelques années plus tard il est à 1/8ème de son paroxysme, cf. cette Google Trend du 1er janvier 2004 au 7 mars 2021 montrant l'évolution de Java sur ces 17 dernières années.
En comparaison, Kotlin va seulement fêter sa 6ème année... Laissons-lui encore 4 ou 5 ans histoire de voir.
Le post de @Tiger222 est intéressant en lui-même et donne le sentiment que Microsoft s'intéresse enfin (après 30 ans) à l'avis de ses utilisateurs, oui mais...
Quand nous allons sur le répo GitHub dont il est question, nous pouvons constater que tous les projets listés :
- Windows Terminal / Console / command-line
- Windows Subsystem for Linux (WSL)
- PowerShell
- PSReadLine
- OpenSSH for Windows
- .NET Core runtime & libraries
- ASP.NET Core
- Roslyn (C# & Visual BASIC Compiler Platform)
- Windows Presentation Foundation (WPF)
- WinForms
- WinUI
- Winget package manager app
- Winget package repo
- PowerToys
- Project Reunion
sont sous la licence MIT.
Mais quel pourrait être le problème avec cette licence se demandent sûrement certains ?
Tout simplement que la licence MIT est une licence libre mais du point de vue d'une entreprise commerciale à but lucratif seulement (pléonasme) et non du point de vue des citoyens que nous sommes. C'est-à-dire qu'elle permet à quiconque réutilisant du source sous licence MIT d'en faire soit un logiciel open-source, soit un logiciel close-source.
C'est un débat que j'ai longtemps eu que avec @Kysofer et @Tarq. À l'époque, mon point de vue était de dire : "oui mais avec une licence MIT ou Apache 2.0, je suis plus libre parce que je peux faire de l'open-source OU du close-source, alors que les GPL et AGPL permettent de ne faire QUE de l'open-source. En réalité la GPL et la AGPL sont moins ouvertes et confèrent moins de libertés aux développeurs que les licences MIT et Apache 2.0".
SPOILER : j'avais tort !
Les deux ont argumenté pendant des mois et ont fini par me convaincre avec les propos suivants :
-
Les licence MIT et Apache 2.0 permettent de faire sur close-source mais ceci est uniquement dans l'intérêt de sociétés commerciales, toi en tant qu'individu tu n'es pas une entreprise, ce n'est donc pas la liberté d'entreprendre et de faire de l'argent qui devrait primer de ton point de vue mais la liberté d'utiliser et d'être tranquille dans ta vie de tous les jours lorsque tu utilises un logiciel.
-
Le logiciel libre se finance de plusieurs manières :
- En lui donnant de l'argent.
- En contribuant à son développement (code, traduction, documentation, etc).
- En animant sa communauté.
- En assurant son support.
Par contre, utiliser les sources d'un logiciel libre pour en faire du close-source ce n'est pas contribué ni financer ce logiciel. À l'opposé, toute personne qui modifie un logiciel libre et qui se retrouve obligée de diffuser le code source modifié aura contribué à ce logiciel, cette personne n'aura pas payé avec de l'argent mais payé avec son temps et la redistribution de ses modifications.
Si une entreprise ne souhaite pas contribuer à un logiciel libre avec du temps et du code source, alors elle doit le payer avec de l'argent. À cet instant, c'est la stratégie de la double licence qui devrait être mise en place :
- Par défaut les sources sont sous GPL ou AGPL et celles-ci sont gratuites mais toute modification doit être redistribuée à la communauté.
- Si une entreprise commerciale souhaite faire du close-source, alors elle achète les sources sous une licence propriétaire et commerciale qui le lui permet avec un partie de l'argent qu'elle espère gagner du projet modifié, ça s'appelle invertir et c'est la raison même d'exister d'une entreprise.
Dans la démarche de Microsoft, je vois seulement une entreprise commerciale, richissime, littéralement ennemie du libre depuis sa création (cf. tous les posts de @Sebsauvage sur la question), qui obtient de la part de développeurs charitables du travail bénévole et des trésors d'innovations qu'elle pourra close-sourcer à volonté plus tard... Comment vous dire ? Merci mais non merci.
Nous ne sommes pas des personnes morales mais des personnes physiques, en tant qu'êtres humains nous n'avons pas les mêmes intérêts que des entreprises, en ce sens ne nous prenons pas pour des personnes morales en nous imaginant générer du profit à outrance à partir du travail gratuit et bénévole d'une communauté de passionnés.
Le meilleur c'est que je défends à présent cette idée en étant actuellement à mon compte et donc en disposant déjà d'une structure juridique me permettant de commercialiser ce que je voudrais. Or ceux qui ont le fantasme de développer un produit miracle à close-sourcer en spoliant les trésors d'ingéniosité des logiciels libres, sont pour certains d'entre-eux des salariés enchaînés à une clause d'exclusivité totale intégrée à leur contrat de travail, rendant caduque l'idée même de développer un produit avant même qu'un début de réalisation ne soit amorcé.
Bref, si j'étais une développeuse qui souhaite contribuer par des tickets à amélioration d'un logiciel, j'irai voir du côté de Linux Mint ou des GNU tools ou encore de Mozilla, MyPaint, WineHQ, GTK, OpenJDK, PHP, bref tout mais pas quelque chose sous licence Apache 2.0 ou MIT.
Cette personne sait-elle qu'à cause de l'Article 63 du TFUE qui permet la liberté de circulation totale et sans contrôle de tous les capitaux et de toutes les marchandises, cf. ce post, le Luxembourg est un paradis fiscal qui peut continuer d'être un paradis fiscal ?
Je comprends l'idée que les propriétaires des grands médias ne vont pas tirer sur la poule aux œufs d'or et du coup la nécessité de signaler au grand public la propagande qui règne dans notre beau pays mais ça ne se limite pas à ça.
Toutefois une question me taraude... Que dire de paradis fiscaux comme Monaco ou la Cosuzeraineté d'Andorre qui sont à l'intérieur même de notre territoire ? Parce que nous n'en parlons pas plus et cette fois-ci il ne s'agit pas d'un problème que l'Union Européenne fabrique, entretien et protège...
Je vous recommande en complément cette vidéo du vidéaste-youtubeur Trouble Fait qui décrit très bien le fond du problème avec les paradis fiscaux.
Merci à @Lenny pour le lien.
OpenNews est maintenant le café de la gare ? Quel pavé de platitude et de branlette intellectuelle.
Définition du mot platitude tirée du Larousse
Caractère de ce qui est plat, banal, médiocre : La platitude du style. Parole banale : Dire des platitudes.
Acte empreint de bassesse, de servilité, d'obséquiosité : Faire des platitudes pour parvenir à une fonction.
Je pense que le commentaire utilise le sens premier du mot, en ce sens j'aimerais demander à son auteur quel commentaire il serait en mesure de produire et qui, selon son propre jugement, ne serait pas un amoncellement de paroles plates, banales ou médiocres ?
Pour la petite histoire, je me souviens de filles qui étaient toujours promptes à juger de haut et dénigrer les dires, les goûts ou les idées des autres sans jamais argumenter et toujours avec un ton péremptoire ; mais elles avaient une excuse pour cela : elles étaient au collège.
Sinon j'étais certaine que Twitter ne s'écrivait pas ecirtam.net... Il faut vraiment que j'améliore mon français. (> <)
le néerlandais-qui-plane
Désolé @Timo mais j'ai rigolé.
Sinon d'accord avec le propos du poste, les grands propriétaires lucratifs ne sont pas inquiétés par la novlangue "du progrès".
En général, les gens qui se revendiquent antifascistes me font un peu peur, tout comme les skin-heads et ceux qui se revendiquent de l'extrême-droite (genre les mecs qui se pensent de la race supérieure et tutti quanti si vous voulez). En y réfléchissant un peu, j'ai réalisé deux choses :
1) Qu'ils m'effrayaient parce que je les assimilais aux Black Blocs.
2) Qu'à chaque fois que le terme était utilisé, c'était souvent pour du reductio ad hitlerium.
Mais peu importe, à force de lire @Neko, je me suis dit que j'allais chercher une vraie définition de ce qu'était l'antifascisme et donc je suis allée sur Wikipédia :
L'antifascisme est l'opposition organisée au fascisme et, plus largement, à l'extrême droite1.
Il prend forme dans les années 1920 et se développe conséquemment à la montée du fascisme en Europe. Il a connu un très fort développement au cours des années 1930, étant à l'origine de la formation des Fronts populaires Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, puis pendant la Seconde Guerre mondiale au sein des résistances contre les dictatures fascistes et nazies ainsi que contre les régimes de collaboration.
En dehors de la lutte contre les régimes se réclamant du fascisme proprement dit, l'antifascisme ou le terme d'antifascisme a très tôt été utilisé par des partis communistes pour combattre leurs adversaires politiques, proches ou lointains sur le plan idéologique, voire tout opposant critique. Cette instrumentalisation de la lutte dite « antifasciste » a été analysée et critiquée par de nombreux intellectuels et historiens2.
L'antifascisme peut également désigner dans une acception plus large une idéologie tendant à s'opposer aux mouvements populistes.
Cette définition me semble claire, elle aborde même l'origine du mouvement et je n'ai rien à y redire, je m'en sens carrément proche d'ailleur, sauf peut-être le dernier paragraphe car je ne sais pas ce qu'est "un mouvement populiste". Si cela signifie "mouvement institué par le peuple" alors aucun problème pour moi (rappel : le peuple est ce sur quoi le pouvoir s'exerce). Si cela signifie "mouvement institué en manipulant le peuple", alors oui j'ai un problème avec le populisme.
Et puis il y a ce passage qui traduit également ma perception de l’antifascisme, mais cette fois-ci dans ce que nous constatons au 21-ième siècle (les passages graissés sont de moi) :
Pour Pierre-André Taguieff, l'antifascisme, « pur produit de la propagande soviétique [...] est devenu, à partir des années 50, une machine de guerre idéologique qui a prospéré dans les démocraties occidentales. Il s’est ainsi diffusé, après la Seconde Guerre mondiale, dans les représentations politiques d’une grande partie de la gauche française. » Selon lui, le plus grand « tour de passe-passe » de la gauche, « est d’avoir réussi à faire persister le discours antifasciste dans l’espace public malgré l’absence de fascisme réel. L’antifascisme s’est révélé être un formidable levier d’illégitimation des opinions divergentes. » Selon le politologue, l'antifascisme opère « comme un argument d’autorité suprême qui vise plus à la disqualification qu’à l’établissement d’un débat démocratique. » Son corollaire, le terme fascisme a été ainsi galvaudé, devenant une étiquette pratique afin de discréditer et disqualifier un adversaire.
Comme je ne savais pas qui était Pierre-André Taguieff, je suis partie rechercher sa bio consultable ici en me disant qu'il s'agissait peut-être d'un militant lui-même d'extrême droite... Et apparemment non, tout au contraire même, puisque l'extrême droite lui a décerné son prix parodique dit "Lyssenko", je cite :
« Pour son analyse approfondie du racisme sous toutes ses formes », il reçoit en 2014 le prix Lyssenko, prix parodique décerné chaque année par le Carrefour de l'horloge, association d'extrême droite, « à un auteur ou une personnalité qui, par ses écrits ou par ses actes », a apporté, « une contribution exemplaire à la désinformation en matière scientifique ou historique, avec des méthodes et arguments idéologiques. »
Donc même à gauche, parmi les personnes instruites à la lecture des discours et méthodes politiques, il en existe qui perçoivent "une partie de ceux qui se revendiquent antifascistes" comme des personnes se servant de l'accusation de "fasciste" sans fondement et uniquement pour dévaloriser et décrédibiliser un adversaire sans preuve ni effort.
En ce sens, à quoi peut-il bien servir de se revendiquer antifasciste ou de revendiquer que l'on tient des propos antifasciste ou de s'assimiler à de l'antifasciste ? Je n'ai pas besoin de me sentir être "une meilleure personne" ou d'avoir bonne conscience, et j'ai l'impression qu'accuser de quelqu'un de fasciste fait rayonner l'accusateur non pas parce qu'il devient meilleur mais par contraste en ternissant l'accusé ; et ce genre de méthodes je ne les aime pas trop en fait...
Sauf que...
C'est ce que je fais déjà avec les SJW ! #FacePalm Accuser quelqu'un d'être un SJW ou un Baizuo, cela revient exactement au même !
Du coup, de chaque côté il y a un noyau dur qui s'est concentré ou les appellations fascsistes / fafs et SJW / Baizuo doivent être en partie vraies mais fondamentalement, ce sont deux façons de décrisibiliser le message en attaquant la personne, soit en la diabolisant dans le premier cas, soit en la ridiculisant dans le second.
Je pense que Crédic Champeau et les personnes argumentant en faveur du DSL Gradle dans les commentaires "just miss the point".
1) Le DSL ne permet pas d'hériter ou d'inclure un processus de build unique, public, documenté et standard, ce qui est indispensable en industrie. Certains répondraient qu'il est possible de le coder directement dans un plugin ce à quoi je réponds :
- Écrire du code qui va compiler du code, the what ?
- Mais admettons, je code le-dit plugin, si alors j'ai besoin de me sortir partiellement du processus standard que dois-je faire ? Forker le plugin ? Donc je rajoute du code à du code qui va compiler le code ? Encore une fois the what ?
2) Même en écrivant en DSL Gradle de manière déclarative, l'ordre des déclarations est important, ce qui de facto rend le code impératif puisqu'il nécessite de penser en termes d'ordonnancement de l'instantiation des élements qui constituent le DSL, ce qui n'est pas déclaratif.
3) Les DSL ne m'intéressent pas. Ta techno => tes problèmes. Je dois déjà faire du Kotlin, du Java, du TypeScript, du Spring, du Spring Boot, du Spring Cloud, du JPA, du Lombok, du Mapstruct, du Jackson, du Zuul, de l'Open API, de l'Ansible, du Docker, du Kubernetes, du SCSS et CSS, du Bootstrap, de l'Angular, du Karma, du JUnit Jupiter, du Mockito, du WireMock, du Rest Assured, du Protractor, du npm, du Maven, de l'Angular-cli, du SSL, du Linux (ssh + systemctl + GNU tools), du bash et du dash, du GraalVM, du Jasmine, de l'AOP (AspectJ), du Spring Data (JPQL), du Liquibase, du SQL, du PL/SQL, du REST, du SOAP, de l'Apache CXF, du HazelCast, du SonarQube, de l'OAuth2, et du clean code + clean architecture + Domain Driven Design + architecture hexagonale + Design Patterns et tout ça c'est uniquement sur un seul projet (il y en a une trentaine) et là on me dit qu'il faut que j'apprenne deux langages de plus (Groovy + DSL Gradle) juste pour compiler du code ? Comment leur dire à ces messieurs ? Nous ne vivons pas dans le même monde.
Bref, Maven Daemon pour speed up les builds + les pom de Maven écrits en Yaml et c'est bon.

Est-ce que vous savez comment je perçois l'économie et les classes sociales de ce pays ?
La classe bourgeoise garde tout l'argent pour elle.
La classe moyenne paie toutes les taxes et fait tout le travail.
Et les pauvres sont juste là pour foutre les boules à ceux de la classe moyenne afin de les forcer à retourner bosser.
George Carlin
Du pur génie !