Si je devais décrire ma ligne idéologique sur le sujet, je ne suis ni féministe, ni TERF mais plus proche de la mouvance femelistes. Comme beaucoup de gens, je définie un homme comme un humain mâle adulte et une femme comme une humaine femelle adulte. Il existe certes des anomalies génétiques entre les deux mais elles sont marginales.
Par analogie, ce n'est pas parce qu'il existe des humains cul-de-jattes qu'on doit définir les humains comme des individus qui sont censés ne pas avoir de jambes. Ce serait absurde. Les humains sont bien des bipèdes MAIS il existe des exceptions, souvent dues à des accidents de la vie intra ou extra utéro, qui font que quelques humains n'ont pas leurs deux jambes. Cela n'enlève rien à la normalité de la chose : les humains sont bien des bipèdes.
Quant à ceux qui se pensent être de l'autre "genre", cela relève pour moi au mieux de la croyance, sinon de la psychiatrie. Mon argument premier étant : si les trans ne sont pas malades, pourquoi leur prescrit-on des thérapies hormonales ou encore pourquoi leur fait-on subir des actes chirurgicaux ? Quand on n'est pas malade, on n'a pas besoin de médecins, ni de traitements, ni d'opérations. J'attends toujours le contre-argument à ce point précis.
Ça c'était pour le rappel. À présent attaquons-nous au texte car il y a plein de trucs qui ne vont pas à mon humble avis.
Comme beaucoup de femmes, je n'ai rien contre les personnes trans. J'ai envie comme la plupart des gens sur terre qu'ils soient heureux. Les journées sont déjà bien assez difficiles sous l'étendard du capitalisme désincarné pour s'échiner à pourrir la vie des autres. J'aimerais ajouter que je ne ressens ni peur pour les trans, ni même le moindre dégoût. Mon ressenti est un mélange de pitié et de tristesse face à tant de souffrances inutiles. Le terme transphobie est donc mal choisi car il sous-entend que si nous nous opposons aux demandes des trans, c'est parce que nous en avons peur ou parce que nous ne les avons pas bien compris. Or, le point de friction vient uniquement du fait que nos intérêts divergent entre femmes et femmes trans. J'aimerais bien un monde où nous pourrions tous vivre à l'unisson mais ce monde n'existera jamais à cause des différences biologiques qui nous séparent et nous gouvernent.
C'est pourquoi quand je lis :
Regarde le sport : en 2025, World Athletics a imposé un test génétique pour toutes les athlètes féminines. Pas seulement pour les trans : pour toutes.
Je me réjouis car c'est exactement ce que nous souhaitions. À savoir, distinguer de manière fiable les femmes des femmes trans, dans les compétitions sportives.
Il faut vraiment comprendre que nous avons obtenu, après plusieurs décennies de luttes acharnées, un droit préférentiel pour nous protéger. L'un d'entre-eux est, ou plutôt était, le sport en non-mixité. Or des hommes, dopés à la testostérones, se sont immiscés dans nos compétitions, puis ont raflés tous les prix, brisés nos records et accaparés notre gloire déjà pas bien grande.
Si un produit dopant était secrètement utilisé par certains sportifs au détriment de la grande majorité honnête, personne n'aurait crié au scandale quand les fédérations sportives auraient alors testé tout le monde afin de débusquer les fraudeurs ; mais là on s'offusque parce que ça touche à des "femmes avec un zizi"... La vie m'étonnera toujours.
La suspicion ne s’arrêtera pas magiquement aux trans comme un nuage radioactif à une frontière. À Boston, une femme cis a été virée des toilettes d’un hôtel parce qu’on l’a prise pour un homme. Dans le Minnesota, une autre s’est fait suivre par un serveur jusque dans les chiottes pour prouver qu’elle avait une poitrine. Ces femmes-là n’étaient pas trans, juste pas assez “féminines" pour passer sous les radars. Et cela ne s’arrête pas là, parce que vois-tu, ma sœur, on tue des trans parce que trans. Et si un jour , tu n’es pas assez " féminine" aux yeux d’un salopard, qui te dit qu’il ne te prendra pas pour cible ?
Ce passage utilise des épiphénomènes pour en faire des généralités. Ça s'appelle le sophisme de la généralisation abusive
Puis avec cette phrase en plein milieu :
parce que vois-tu, ma sœur, on tue des trans parce que trans.
On lui greffe le sophisme de l'appel à l'émotion.
Et on conclus avec ceci :
qui te dit qu’il ne te prendra pas pour cible ?
Qui est le sophisme de la pente savoneuse.
Un paragraphe, trois sophismes, et jamais aucune source pour étayer les exemples choisis. Bravo, on dirait un droitardé qui parle.
Mais admettons tout cela. Supposons que toutes ces horreurs soient vraies, supposons que toutes les agressions et rixes ce soient bien produites telles que décrites, il y a alors une question que je souhaite poser : est-ce à la minorité de se plier à la volonté de la majorité ou est-ce l'inverse ?
Parce que dans une démocratie, le petit nombre aura beau brailler qu'il n'est pas content, c'est le bien-être du plus grand nombre qui prime et doit toujours primer car c'est sur lui et LUI SEUL que repose l'existence même de la société.
Dit autrement, dès que le plus grand nombre se retrouve systématiquement lésé par des règles édictées à la faveur de la minorité, alors il ne voudra plus faire société et la société s'effondrera. Chose que nous constatons pour la France, la nation se disloque lentement mais sûrement. Les impôts montent, les services baisses, le tissus social se désagrège, la guerre civile approche mais continuons de favoriser encore et toujours les minorités sur la majorité, sait-on jamais que l'exemple français contredise l'histoire de toutes les sociétés, à toutes les époques... #CroyanceSur20
Poursuivons :
Pendant ce temps, le patriarcat rigole. Parce qu’à force de répéter qu’une femme, c’est un utérus et des règles, tu légitimes ceux qui veulent réduire toutes les femmes à leur fonction reproductrice, ceux qui attaquent le droit à l’avortement, ceux qui rêvent de nous enfermer, l’utérus sous clé. Tu crois protéger ton espace, la vérité, c’est que tu le dévastes, que tu piétines tout ce que nos mères ont gagné pour nous. C’est par la transphobie notamment, que les conservateurs américains sont arrivés au sommet et c’est par elle qu’ils ont commencé à discuter de la possibilité de retirer le droit de vote aux femmes.
Quel est le rapport entre des trans, nos utérus et nos règles ? Je reformule, nous n'avons jamais dit que nous devions nous cantonner à nos fonctions reproductrices, comme c'est le cas dans les pays musulmans par exemple... Ok celle-là était gratuite :P
Nous disons simplement qu'une femme est une humaine femelle adulte et que parce que nous avons un désavantage physique sur les hommes, alors pour notre sécurité, notre santé mentale et rien d'autre, nous souhaitons garder le droit d'être en non-mixité dans les évènements sportifs et dans les lieux supposés dangereux pour nous, comme les toilettes publiques.
Les phallocrates et religieux bas du front utiliseront toujours tous les subterfuges à leur disposition pour nous soumettre comme ils l'entendent, mais ça n'implique pas pour autant qu'afin de lutter contre-eux, nous devrions abandonner nos droits durement conquis et à présent vacillant. C'est quoi ce discours sérieusement ? 🤷♀️
Quand à Donald Trump, il a gagné les élections non pas à cause des trans mais parce que Kamala Harris était une tartuffe de haut vol. Ajoutons à cela une propagande parfaitement bien menée sur internet par les républicains et le pervers mafieux milliardaire a su tirer une seconde fois son épingle du jeu électorale.
Soit dit en passant, tout le passage s'articule autour du sophisme du faux dilemne : soit on est pour la cause trans, soit les racistes vont arriver au pouvoir et "mettre nos utérus sous clé". Comme si d'autres alternatives n'existaient pas. 🤦♀️
À ce moment du texte, je crois que j'ai abandonné l'idée d'un discours rationnel, mais je pense que jouer autant sur le pathos ça doit marcher fort sur les réseaux sociaux, donc quelque part bien joué !
Poursuivons :
Ferme ta grande gueule et ouvre les yeux.
Avant c'était les mascus-toxiques qui nous parlaient comme ça, surtout quand nous exprimions une idée différente de la leur. Heureuse de voir que le flambeau a été repris par une des nôtres... Mais tout va bien, elle est du bon côté de la morale... Ouf 🤮
Être transphobe pour une femme cis , c'est être une dinde et voter pour noël."
J'adore cette variante du slogan "Chicken for KFC" dont l'origine vient de la droite anti-immigration et anti-islam. Vraiment J'A-DO-RE <3 <3 <3
Sinon, j'aimerais opposer à ce slogan aussi insultant que réducteur (oui j'aime moyen qu'on me taxe de dinde, je ne sais pas pourquoi) toutes les fois où des femmes ont été les proies des femmes trans, que je préfère appeler des hommes. Je pense notamment à l'affaire Isla Annie Bryson qui illustre la perfidie de vouloir être trop gentille avec tout le monde.
J'aimerais aussi lui opposer toutes les humiliations dans le sport mais aussi dans la vie de tous les jours où finalement être une femme est réduit un simple ressenti à la con. En même temps, pour des gens qui défendent aussi l'idée du "gender-fluid", ça doit avoir un sens.
Bref, nous n'avons rien contre les trans et nous ne sommes pas non plus du côté du patriarcat. Nous avons simplement notre intérêt de femmes et celui-ci n'est pas réconciliable avec celui des trans. C'est triste, mais on ne va pas la fermer pour autant.
My two cents
J'avais lu cela il y a plus d'un an. En gros les mouvements extrêmistes identitaires du type "anti-racistes", "trans", etc n'existaient pas aux USA mais ont germé en masse moins de 6 mois après la chute orchestrée du mouvement Occupy WallStreet mené par David Graeber.
Mieux que cela, tous ces mouvements avaient germé simultanément dans tous les états des USA, sans distinction de leur couleur politique, ce qui est improbable notamment au Texas, en Louisianne et dans le Missouri. De plus, de grosses associations se voyaient être donatrices de ces mouvements comme l'Open Society.
Ensuite des influenceurs et des célébrités ont dévoilé avoir été payés et souvent contraints (fin de contrats/partenariats, cancel) afin de promouvoir ces "causes" qui divisent comme jamais les prolos et qui font que plus personne ne se focalise sur les gains prodigieux de l'extrême minorité bourgeoise qui s'accapare tout à une vitesse inégalée depuis 2010.
Les langues se delient, les enquêtes font surface, les mensonges et les manipulations ne résistent pas au temps. Via ses milliardaires et grands groupes, la Chine, mais pas qu'elle, se sert de ces "causes" pour déstabiliser l'Occident et ça marche du feu de Dieu.
@Sebsauvage non les parents que tu qualifies de "reac" pour certains, ne sont pas contre l'éducation sexuelle à l'école pour la grande majorité d'entre-eux.
Pour ma part et avec tout ceux à qui j'ai parlé, nous sommes contre :
- La propagande trans qui fait croire aux enfants qu'on peut être piéger dans son propre corps ou encore que le sexe et le genre seraient deux choses distinctes alors que rien ne le prouve.
- À l'exposition trop tôt au concept de sexualité, c'est-à-dire avant 13 ans soit l'âge légal de raison.
- À l'exposition à du contenu jugé pornographique aux enfants de moins de 16 ans parce que des profs sont en roues libres (je considère que 16 c'est bon, d'autres c'est 18 mais chacun évolue comme il veut avec son temps).
À l'opposé, nous sommes tous pour :
- L'explication du fonctionnement des organes reproducteurs notamment le cycle ovarien très utile pour les filles à partir de la 4e / 3e.
- L'explication des méthodes de contraception et de leur bénéfice/risque respectif.
- L'explication de la parentalité, des contraintes/problèmes que représentent un bébé/enfant surtout trop tôt dans la vie.
- L'explication du consentement.
- L'explication du viol.
- La sensibilisation aux pratiques de manipulation/abus/perversion et comment s'en sortir, aider et se faire aider.
- La sensibilisation aux violences sexuelles notamment celles à domicile, à l'école et au travail, dont la pédo-prédation.
- La mise en place de cellules dans tous les établissements ayant pour but d'aider les ados ayant une sexualité hors-norme comme l'homosexualité ou ayant d'autres problèmes comme une transsexualité. Cependant il ne s'agit pas là d'en faire un cours à tout le monde mais bien d'avertir les ados qu'on peut les accompagner et les soutenir de manière anonyme et gratuite le temps qu'ils soient majeurs ou émancipés (voire plus si besoin).
Aucun problème avec tout ça, c'est fou non ? Je dois être une grosse fasciste...
Or, en se focalisant sur le premier point, la gauche progressiste s'affolant toujours un peu plus à grands coups de pathos, insulte sans vergogne de "reac" tous ceux en désaccord avec elle.
C'est un bien bel amalgame qui est en train de tuer la vraie gauche et donc lui enlever tout ce qui compte : la lutte des classes.
Bref l'éducation sexuelle à l'école aucun problème, l'embrigadement de la jeunesse dans des théories particulièrement délétères comme la transidentité, non.
Je n'ai jamais joué à Nier Automata. Par contre je sais que 2B est un personnage iconique du jeu conçu pour plaire aux hommes et aux garçons, soit 99% de la clientèle.
Ici, Ubisoft remplace le physique parfaitement feminin et iconique de 2B par celui d'une femme trans, c'est-à-dire d'un homme qui prétends être une femme ; oui parce qu'on est toutes des connasses dont la féminité se résume à porter des robes et des talons et vous n'imaginez pas à quel point cela m'énerve 🤬 #Misogynie
Le plus incroyable c'est que ce 2B trans a un physique plus masculin que 80% des hommes que je connais. Mais il faut que toute image féminine forte soit remplacée par celle d'un homme dans la mouvement DEI/ESG. Notre effacement continu dans l'espace public. BlackRock et l'Islam se tirent la bourre pour le obtenir le prix du plus grand ennemi des femmes !
Je crois que c'est le dénigrement et la diabolisation irrationnelle de la masculinité qui ont fait qu'on arrive à ce genre d'inepties. Il n'y a rien de plus sexy qu'un homme qui sait reconnaître quand quelque chose dépasse les bornes et sait y mettre un stop. L'armée de "gentils" (pour rester polie) qui va oser défendre ça alors que ça va contre ses propres envies et intérêts perdra immédiatement tout attrait à nos yeux.
Peu d'entre-nous tolèrent un homme qui accepte de se faire marcher dessus sans rien dire. On vous testera messieurs, en effet quand on vous reprochera votre manque d'acceptation envers ce nouveau 2B, ce sera pour tester votre réaction, pour voir votre vraie virilité. C'est pour la même raison qu'on vous dit que parfois qu'on va revoir notre ex, afin de savoir si vous valez le coup ou si vous êtes une carpette sans limites ni valeurs.
Le mouvement trans nous attaque sans cesse et au prétexte de ne vouloir froisser personne, aucun homme ne nous défend. Pire une partie d'entre-nous se bât pour accroître notre effacement.
Au final payer c'est voter. S'offrir le dernier opus de Nier Automata ce sera voter pour l'effacement du sain au profit du malade.
Et oui, je préfère qu'on nous objectifie plutôt qu'on nous efface. D'ailleurs il n'y a pas d'objectification masculine des femmes sans notre accord, mais c'est un autre sujet.
Imane Khelif 'declared male': Why was Algerian boxer allowed to fight at Paris Olympics? – Firstpost
Bon apparemment le boxer Imane Khelif était bien un boxer qui prétendait être une femme lors des JO de Paris 2024.
Résumons la situation avec cynisme et sarchasme :
Un musulman a tabassé à grands coups de poings des femmes non-voilées devant toutes les caméras du monde et a reçu une médaille pour ça. #HeavyBreathInIslam
La communauté pro-trans est profondément misogyne et anti-femmes, le peu d'espaces sportifs que nous avons acquis sur des décennies efforts répétés, nous est repris par des hommes qui prétendent être des femmes.
Au final, et dans cette direction, sous l'unique argument d'une morale douteuse qui vise à accepter tout sinon être taxé de nazi, il y aura du sport de haut niveau pour les hommes chez les hommes et pour les hommes chez nous les femmes.
Créons une catégorie spéciale pour a minima les femmes trans et ne laissons pas une pathologie mentale se normaliser au niveau de la société tout entière. Le fond du problème dans cette histoire est que nous, les femmes, votons majoritairement contre nos intérêts.
Quelques questions sur ce sujet :
- Où commence la transhaine ? (je préfère le terme transhaine à transphobie, je pense que la plupart des opposants au mouvement n'ont pas peur des trans)
- Où s'arrête-elle ?
- Qui décide de la limite à ne pas franchir ?
- Pourquoi c'est cette personne qui décide des limites et pas une autre ?
- Actuellement, quelles discriminations s'appliqueraient aux trans et ne seraient pas punies par la loi ?
Par exemple, je considère que les femmes trans sont des hommes qui prétendent être des femmes. Et je considère que la dysphorie de genre est une pathologie. Suis-je au-delà de la limite ? Et si oui pourquoi ?
Dans mon cas, je veux que les trans soient heureux et soient correctement accompagnés, je m'explique : la dysphorie étant une pathologie pour moi, alors la thérapie hormonale et la transformation chirurgicale permettant la transsexualité doivent être couvertes intégralement par la sécu, et c'est non-négociable.
Un accompagnement et une aide aux jeunes trans abandonnés par leur famille doivent être fournis par des assistantes sociales. Une forme de médiation familiale doit être systématique et toujours supportée par la collectivité. J'ajoute que toute discrimination dans la société (travail, école, commerce, voyage, etc) doit être puni par des peines lourdes (financière + incarcération en cas de récidive).
Par contre, je pose une frontière claire et ferme qui oppose le droit des femmes trans à celui des femmes, c'est le droit à disposer d'espaces où nous pouvons êtres entre femmes en non-mixité. Et à mon sens, il y a au moins deux cas de figure importants : le sport et les toilettes/douches accessibles au public.
Mais argumentons car un avis ne vaut rien sans argument.
Pour le sport, s'imaginer que les thérapies hormonales sont à elles seules un outil suffisant pour permettre à une femme trans d'être en compétition contre des femmes, c'est volontairement ou involontairement ignorer que :
- Le cœur des hommes est plus gros.
- Les poumons des hommes sont plus gros.
- L'envergure corporelle des hommes est plus importante.
- La masse corporelle des hommes est plus importante.
- La densité osseuse des hommes est plus importante.
- Les fibres musculaires des hommes, malgré la thérapie hormonale restent plus efficaces (puissance et récupération).
Tout ceci procure un avantage considérable lors des compétitions. In fine, prétendre qu'un shoot aux hormones suffit à aligner les centaines de paramètres qui distinguent les hommes des femmes, c'est nous réduire à de vulgaires poches d’œstrogènes et ça, c'est misogyne.
Pour les toilettes publics, l'argument est totalement différent. Les femmes trans (je ne sais rien des hommes trans) sont inoffensifs et souhaitent le bonheur des femmes comme nous souhaitons le leur. Par contre, parmi les hommes, il y a des prédateurs qui se sont servis, se servent et se serviront d'une opportunité de se faire passer pour des femmes trans, afin de se retrouver seuls avec nous, et nous attaquer dans des endroits à l'abri des regards.
Et malheureusement, ce genre de cas se sont déjà produits aux USA, là où le mouvement a démarré. Le délire va si loin que l'on peut voir à présent des agresseurs sexuels "transitionner" juste avant leur incarcération afin d'être emprisonnés dans des cellules avec des femmes. Et les premiers cas de viols en prison sont déjà arrivés. Prétendre que ce problème n'est pas ou n'est pas grave, ça aussi c'est misogyne.
Bref, laissez-nous le droit d'être en non-mixité, entre femmes nées femmes, dans des espaces qui nous sont réservés.
La question de la transsexualité est un sujet qui me passionne depuis nos grandes discussions avec @Lou. Après deux ans à m'informer sur le sujet, je pense que la proposition du parti LR n'est pas dénuée de sens et ne me semble pas correspondre à une forme de panique morale comme tu le sous-entends @SebSauvage.
Par exemple la thérapie hormonale aura des conséquences lourdes sur l'enfant / l'adolescent :
- Stérilisation de la personne
- Ostéoporose
- Complications ultérieures
Quant à la transformation chirurgicale, elle augmente le nombre de suicides, implique elle aussi de nombreuses complications médicales, et ne règle pas le problème de la dysphorie.
À titre d'exemple, comme on ne sait pas fabriquer des organes, remplacer son pénis par un vagin est perçu par le corps de la personne comme une plaie béante que le corps cherchera à refermer. La femme trans devra régulièrement élargir son "vagin" à l'aide d'outils spécialisés et cela lui occasionnera des douleurs incroyables et de multiples d'infections.
En ajoutant l'idée que la transition complète n'est ni plus ni moins qu'une stérilisation du patient, permettre à des gosses d'entreprendre des choix aussi impactant dans leur existence me semble déraisonnable pour ne pas dire fou.
Ou alors soyons raccord, si choisir de transitionner dès 8 huit ans, âge auquel il est "conseiller" de démarrer sa thérapie hormonale, est parfaitement acceptable, alors acheter des cigarettes, boire de l'alcool, conduire, travailler ou avoir des relations sexuelles dès 8 ans ne devrait pas poser de problème non plus ? En quoi serait-ce moins impactant que se faire retirer des organes et se stériliser ?
La dysphorie de genre est une pathologie mentale. Travailler à faire accepter les malades dans notre société est une bonne chose, mais normaliser une pathologie pour la rendre standard et la normaliser chez les gosses est un acte criminel envers eux.
Enfin, certains soutiendront que la dysphorie de genre n'est pas une pathologie, mais alors posons-nous cette question :
Si ça n'est pas une pathologie, alors pourquoi y a-t-il prescription d'hormones et acte chirurgical ?
En effet, Si la personne n'est pas malade, alors aucun acte médical ne devrait être commis. S'il y a acte médical, c'est bien qu'il y a pathologie. Sinon, cela signifie que les "médecins" qui prescrivent la transition ou charcutent des gosses sont des charlatans, parce qu'un médecin ne soigne pas quelqu'un qui est en bonne santé, il lui dit simplement que tout va bien...
La dysphorie de genre et la dysphorie d'une manière générale sont-elles des troubles mentaux ?
Très difficile d'aborder cette discussion en famille, tant le sujet est porté sur l'émotion et la morale.
Selon Wikipédia, ce sont des termes cliniques définis et utilisés en psychiatrie afin de caractériser un trouble chez un patient. Donc oui, pour l'instant la dysphorie est bien considérée par la médecine comme une pathologie, mais la question est : pour encore combien de temps ?
En effet, l'homosexualité était, elle-aussi, considérée comme un trouble mentale pendant des décennies avant que la psychiatrie ne se corrige. Quid de la dysphorie ?
Mon point de vue sur la question est pragmatique, pour peu qu'il intéresse quelqu'un :
-
Pour qu'un homosexuel puisse être homosexuel, il suffit que personne n'intervienne. Durant la vie du sujet, il n'y aura aucun effort à fournir pour maintenir sa état d'homosexuel. Être homosexuel est sa condition de base.
-
Pour qu'une personne puisse devenir trans, il faut qu'un médecin intervienne, d'abord via des traitements hormonaux et éventuellement via une ou plusieurs opérations chirurgicales. S'enchainera après des soins de santé toute la vie de la personne afin de maintenir son état à flot. La transexualité n'est pas sa condition de base.
C'est à cause cette intervention médicale, qui arrivera forcément à une étape ou une autre du processus de transition, que je pense que la dysphorie de genre restera considérée comme une pathologie; puisque impliquant un traitement... Enfin tant que l'idéologie de normalisation des minorités et d'anormalisation de la majorité n'y mettra pas son grain de sel.
Extrait de la page Wikipédia
Dysphorie de genre est une qualification médicale utilisée dans le manuel de l'Association américaine de psychiatrie (APA) pour décrire la détresse d'une personne transgenre face à un sentiment d'inadéquation entre son genre assigné et son identité de genre. Au fur et à mesure des révisions de ce manuel, les expressions transsexualisme, incongruence de genre puis dysphorie de genre ont été successivement utilisées. Depuis 2013, l'APA insiste sur le fait que « la non-conformité de genre elle-même n'est pas un trouble mental. La dysphorie de genre est caractérisée par la présence associée d'une souffrance clinique significative[1]. »
Ce trouble affecte de 0,005 à 0,014 % des personnes nées de sexe masculin, et de 0,002 à 0,003 % des personnes nées de sexe féminin[2].
Écrit un imbitable mur de texte en s'adressant à l'autrice d'un texte sur le genre en la genrant au masculin, sur la base d'une « information médicale » qui donc ne la concerne aucunement
Non @Lou, @Chlouchloutte est une femme (et aussi l'une de mes amies) et la connaissant bien, je sais qu'elle considère que le mot "auteur" est un terme qui peut être utilisé pour un homme ou pour une femme. C'est le cas classique de la langue française où les professions sont masculines mais les secteurs d'activité féminins, par exemples :
- Un médecin, la médecine
- Un peintre, la peinture
- Un pâtissier, la pâtisserie
- Un agriculteur, l'agriculture
- Un juge, la justice
- etc
Si l'on féminise les professions, alors il faudrait rendre masculinisable les secteurs d'activité d'un point de vue purement féministe qui vise à atteindre l'égalité parfaite. Bref, mon point est de dire qu'il n'y a que ceux (celleux ?) qui sont au fait de l'écriture inclusive et qui savent la manier qui auraient utiliser le terme "autrice" pour parler de Julia Serano. Il ne faut pas faire de procès d'intention.
Invente une « définition principale » du mot genre à base de traduction linguee comme si le mot « sex » n'existait pas en anglais
Le mot "sex" existe effectivement en anglais et le mot "gender" aussi, sauf que le mot "genre" en français est un faux ami. Je ne vois pas trop où tu veux en venir surtout que @Chlouchloutte précise bien :
Mais bon, on conviendra que c’est plus pratique de traduire [gender] par genre, et de parler de construction de genre, en tant que construction de catégorie sociale.
Bref, tout ça c'est encore de la forme.
Compare la transidentité au cancer
Non @Lou, @Chlouchloutte compare le coming-out de dire à ses proches que l'on est transexuel, c'est-à-dire de dévoiler quelque chose d'important pour soi à quelqu'un autre, au fait de dire à ses proches qu'on a un cancer. Ce n'est pas la transexualité qui est comparée au cancer, c'est l'action de dévoiler quelque chose d'important qui est mise en avant ici, l'analogie repose sur ça et rien d'autre. Pour le coup tu interprètes transformant @Chlouchloutte en ce qu'elle n'est pas, désolée.
Oui c'est tout j'ai pas de chute, j'ai pas le temps de décortiquer des essais long comme mon bras sur pourquoi les gens se défendent d'être des ordures alors qu'iels sont incapable du respect le plus élémentaire.
Le respect le plus élémentaire est une notion hyper-personnelle, encore une fois j'ai des amis avec qui, si je commande une bière lorsqu'ils sont à la même table que moi, est un manque profond de respect pour eux. Je pense que tu comprends que @Chlouchloutte n'a pas les mêmes codes que toi quand elle écrit quelque chose, ce que toi tu interprètes comme un manque de respect ne l'est pas du tout et vise encore moins à nuir.
Par contre, et je parle pour moi, écrire à quelqu'un qu'on ne connait que de ses quelques textes qu'il se "défend d'être une ordure", en sous-entendant qu'il l'est en réalité, c'est une insulte directe et un manque cruel de respect tu sais.
Voilà, c'était pour apporter un peu plus de recule car ça partait à vau-l'eau.
Maintenant, et je te dis toujours cela à titre personnel, @Lou tu n'as répondu à @Chlouchloutte que sur sa forme, tu dis que tu n'as pas le temps de décortiquer des essais long comme ton bras mais cela sous-entends que tu le pourrais.
J'aimerai te présenter une caricature de personnage pour te montrer comment ta réponse est interprétable. Imagine que quelqu'un te dise : "Nan mais tu as tort et ce que tu dis fait de toi une ordure, je pourrais très bien expliquer et démontrer facilement à tout le monde pourquoi tu as tort et en quoi t'es une ordure... Oui je le pourrais... Mais je n'ai pas le temps... Mais je le pourrais... C'est vraiment juste que je n'ai pas le temps..."
@Lou je sais très bien que tu n'es pas comme ça, je sais très bien que tu dois répéter encore et toujours les mêmes choses et que c'est épuisant (pour info je dois te lire depuis presque une dizaine d'années, la première fois que je t'ai rencontrée c'est quand tu parlais d'une relation polyamoureuse que tu entretenais à l'époque où tu postais encore sous le pseudo Alda si ça t'aide à remettre les choses dans leur époque. Et bien que je ne sois pas toujours d'accord avec toi, je n'ai jamais arrêté de te lire).
Ce que je veux exprimer par ma caricature c'est que ce sont les grandes divas qui réagissent comme cela, et ces personnalités suscitent très peu voire pas du tout l'adhésion. Ta cause doit être plus importante alors courage.
Sinon vos deux écrits sont incroyables, j'éprouve encore plus le besoin de réfléchir après ce que toutes les deux vous venez de poster, merci les filles !