Quotidien Shaarli
February 16, 2025
Voilà pourquoi il faut des travailleurs ouvriers en tant que députés à l'Assemblée Nationale, en tout cas le temps que nous obtenions le RIC.
Merci à Béranger Cernon pour son bon sens.
Résumé
Les entreprises dont le business-model s'intéresse aux performances des recrutés n'ont que faire de la couleur de peau lors du recrutement. Sinon la NBA ne serait pas quasiment constituée que de noirs et la NFL de blancs.
Les embauches fondées sur de "la discrimination positive" sont racistes par essence puisqu'elles visent à privilégier quelqu'un sur des critères arbitraires comme la couleur de peau, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle... Chose qu'on faisait durant "les heures les plus sombres de notre histoire ©".
Bref, soit on recrute les gens sur ce qu'ils valent, sans tenir compte du reste, soit on est raciste. Et le monsieur de la vidéo le résume très bien à la fin, nous vivons une guerre civile idéologique qui vise à définir ce qui sera la notion de justice.
Non @Timo tu commets une erreur.
Cependant celle-ci n'est pas de ton fait mais est due à la propagande mise en place par l'hyper-bourgeoisie et qui a déformé notre perception des cotisations et du fonctionnement du système de retraite.
Pré-requis
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Dans les cotisations, il n'existe pas de part payée par le salarié, en réalité tout est payé par le parton. On parle de "part patronale" et de "part salariale" parce que l'une est indexée sur le coût du salarié et l'autre sur le salaire perçu. Mais au final, c'est bien une partie de la marge que se fait le patron sur le dos de ses salariés qui part dans les retraites de nos parents et ce n'est jamais l'argent du salarié.
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Le montant de cotisation versé pour un salarié n'a absolument rien à voir avec la retraite perçu par ce salarié puisque les cotisations ne sont pas confiées à des instituts financiers pour être redonnés avec intérêts aux cotisants au moment de leur retraite. En effet, les cotisations partent directement dans la poche des retraités, sans intermédiaires en dehors des URSSAF qui sont un ensemble décentralisé d'associations à but non lucratif. C'est la raison pour laquelle l'oligarchie financière veut absolument détruire ce système qui échappe totalement à son contrôle. #AmbroiseCroizat #CommunismeFrançais
Synthétisons l'argument
A l'origine cela vient de Jean-Pierre RAFFARIN qui expliquait que :
- 1970 : 3 travailleurs pour 1 retraité => Ratio de 3 pour 1 Tout va bien :D
- 2030 : 1 travailleur pour 1 retraité => Ratio de 1 pour 1 C'est chaud :/
- 2090 : 1 travailleur pour 3 retraité => Ratio de 1 pour 3 On va tous mourir :'(
Analogie (de Bernard Friot)
En France, nous avions :
- 1905 : ~2 500 000 paysans pour nourrir ~40 000 000 de français
- 2025 : ~500 000 paysans pour nourrir ~67 500 000 de français
=> Pourquoi n'a-t-on pas connu une immense famine ? Ça suit pourtant la même trajectoire... Plus de monde à servir pour moins de travailleurs !
En réalité, la quantité de nourriture produite dépend de l'évolution de la productivité des paysans. Grâce à la mécanisation, puis la robotisation, et la chimie, 1 paysan produit beaucoup plus de nourriture en 2025 qu'en 1905, et donc il peut nourrir beaucoup plus de personnes car il produit beaucoup plus pour le même effort !
Et ce qui marche pour le secteur agricole marche pour tous les secteurs d'activité. Le travailleur d'aujourd'hui, grâce à la robotisation et maintenant l'IA, produit beaucoup plus que le travailleur d'avant.
Et quand on ajuste le gain à la productivité nous obtenons ceci :
- 2030 : 1 travailleur + (2 robots équivalents travailleurs) = 3 pour 1 retraité => Ratio de 3 pour 1 Tout va bien :D
Mais d'où vient le problème alors ?
Élémentaire mon cher Waston, l’actionnariat s'accapare les gains à la productivité et ne redistribue pas la richesse tirée de ces gains aux salariés, et donc aux cotisations, et in fine aux retraités.
D'ailleurs un shaarliste a posté quelque chose expliquant ce phénomène, j'aurais dû noter le lien car son explication était claire et concise.
Bref, nous le constatons tous face à l'accroissement considérable de la fortune des 1% et dans une moindre mesure des 10% les plus riches, tandis que les 90% des autres voient leurs revenus et patrimoine s'effriter pour ne pas dire disparaître d'année en année.
Il s'agit donc bien d'un problème politique et non de financement !
