Imaginez, vous détenez un siège au gouvernement de Californie, vous représentez le camp Démocrate avec pour objectif supposé, la défense des opprimés... Mais à un moment donné du débat votre homologue Républicain a le malheur d'utiliser le mot "homeless" (i.e. sans abris) au lieu du nouvel euphémisme inventé par votre camp "unhoused" (i.e. "démaisonné", qu'il faut inventer aussi en français pour l'occasion).
Je laisserai la gauche répondre à la gauche progrès avec le fameux "recruté/décruté" de Franck LE PAGE.
La démocrate aurait pu utiliser son temps pour parler du problème mais en tant que bourgeoise, elle est connectée à son corps électoral par des ressentis personnels hypothétiques, qu'elle va évidemment mettre en avant au détriment du bien commun.
La solution pour les clochards, souvent sous fentanyl en Californie, elle s'en tape. Les crimes que cela implique, elle en tape. Les conséquences réelles, elle s'en tape. Elle a pleinement embrassé son état de victime permanente par un nouveau Cogito Ergo Sum qu'on pourrait nommer : je ressens donc vous avez tord.
Ça a commencé en France via Marlène Schiappa et Sibeth Ndiaye, ne soyez pas dupes, c'est pourritiques sont partout.