@Timo
Je vois plusieurs raisons à cela :
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La religion. Peu importe qu'on croit ou pas en quelque chose, certains y croient et les contraindre à renier leurs croyance, c'est mal et cela relève de la maltraitance à mon avis.
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La sexualité relève de l'intime pour la plus graaaaande partie de la population. À 40 ans je ne parle toujours pas de ce qui se passe dans la chambre à coucher à mes amies. Certains peuvent aborder ces sujets en groupe, d'autres peuvent se sentir terriblement embarrassés. Leur imposer quoi que ce soit est aussi de la maltraitance.
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L'école est là pour instruire, pas pour éduquer or la sexualité c'est de l'éducation. Pour tous les parents que je côtoie, l'éducation est le rôle des parents, de la famille et éventuellement des proches. Si je comprends que des parents ne souhaitent pas se charger eux-mêmes de l'éducation de leurs enfants, laissons ceux qui veulent le faire s'en occuper. Ça s'appelle le respect et le vivre ensemble.
J'aimerais enfin te parler d'un épisode marquant de mon adolescence qui est arrivé lorsque j'étais en seconde. Une intervenante à l'allure proche des wokes actuels, devait nous parler d'éducation sexuelle et avait apporté un préservatif afin de nous montrer comment le dérouler. Sauf que pour le dérouler elle a choisi un garçon de la classe qui devait tendre son indexe et servir "de support".
Le problème ? Nous avions 15/16 ans, et c'était le binoclard coincé qui fut choisit. Je revois la scène et il voulait clairement que ça s'arrête. Il baissait la tête, regardait ailleurs et ne parvenait à garder son indexe dressé parce qu'il avait honte et devait se sentir pris au piège.
Sur le coup, le gros malaise d'ados et on se dit que ça ira après... Sauf que les jours d'après, tout est devenu un enfer pour lui. Toutes les mauvaises blagues, le foutage de gueule permanent sur "ses dysfonctionnements", sur le fait qu'il attirait des vieilles et j'en passe. Ça a duré toute l'année et il a passé sa seconde seul à se faire humilier à la moindre occasion.
Je le connaissais bien parce qu'il vivait dans la même rue que moi et que nous avions fait notre maternelle et notre primaire ensemble. Je ne sais même pas comment il a résisté à l'envie de se foutre en l'air.
@Timo en tant qu'adulte tu semble avoir oublié à quel point les ados sont aussi cons que cruels. Et si par chance tu étais dans le camps des winners, certains faisaient déjà partie des loosers. Or pour eux, ce genre de pratiques à l'école, c'est la porte des cauchemars qui restée grande ouverte.